La présence de cette statue chez soi incite à la prière par l’intercession de sainte Germaine et renouvelle notre confiance dans le Seigneur. Sans doute est-elle l’occasion de pouvoir prier en famille et d’aider les plus jeunes comme les aînés à partager leurs attentes, leurs joies et leurs peines. Au caté, on invite souvent les enfants à disposer chez eux d’un coin prière : la statue pèlerine le favorise d’heureuse manière.
Mais au-delà de la statue pèlerine, cette invocation portée par le thème de notre pèlerinage nous adresse à nous-mêmes une interpellation : quelque place accordons-nous aux Germaine de notre temps ? Leur sommes-nous attentifs ? Savons-nous les voir dans ces personnes mal aimées, handicapées, malades, marginales ? Voulons-nous qu’elles viennent chez nous, à notre table, dans nos églises, nos groupes ? Comme le printemps de la Diaconie à la mi-mai, la construction des maisons partagées de Simon de Cyrène et d’autres initiatives nous renvoient à ces interrogations. A qui sommes-nous disposés à dire « viens chez nous ! » ? Le témoignage de sainte Germaine nous rappelle les paroles d’évangile : « j’avais faim, j’avais soif, j’étais étranger ou prisonnier… quand donc sommes-nous venus ? ».
A quelques semaines des congés d’été et des bilans habituels de fin d’année scolaire et pastorale, accueillons simplement le message de cette fête-pèlerinage, célébrons dans la joie la sainteté de notre petite bergère et ouvrons grand les portes de nos maisons pour la recevoir en la personne des Germaine de notre temps.
« ouvre nos cœurs, qu’ils sachent ouvrir nos mains » Patrick Richard.
Père Jean-Marie Ruspil