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Suite homélie du 18 juin

  

Pibrac (Ste Germaine) – 18 juin 2023

11e dimanche A


Tout à l’heure, nous professerons notre foi. Nous dirons, comme à l’accoutumée : je crois en Dieu, le Père tout puissant ; je crois en Jésus Christ, son fils unique ; je crois en l’Esprit saint qui procède du Père et du Fils ; je crois en l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique…


Sainte Germaine, fort justement admirée, honorée, priée ici et en bien d’autres lieux depuis si longtemps, était admirable dans sa foi. Quand bien après sa mort on s’est renseigné sur ce que fut sa vie, ce qui domine est bien sa foi, sa confiance en Dieu, sa persévérance dans des circonstances pourtant bien éprouvantes.


La foi, c’est cette décision que l’on prend de faire confiance « malgré tout », croire que Dieu a raison, même quand notre raison finit par caler et ne plus comprendre, croire qu’il ne nous trompe pas, même quand les apparences ne sont pas porteuses… Ces temps-ci, la grande famille catholique est éprouvée par toutes sortes d’épreuves. Certaines viennent de l’extérieur et peuvent parfois prendre la forme de véritables persécutions. D’autres viennent de l’intérieur, et parfois même de la part de ceux qui doivent prendre soin du peuple de Dieu, le soutenir, l’encourager, l’accompagner : ses pasteurs…


La foi, telle que la formulait sainte Germaine, et telle que nous la formulerons encore nous-même dans un instant, c’est croire en Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, et croire en l’Eglise qui est son sacrement, c’est-à-dire le signe visible et efficace de ce que Dieu veut et fait pour nous, pour l’humanité, pour la création. Les 2 sont nécessaires : croire en Dieu et croire en l’Eglise. Les 2 sont difficiles. Les 2 demandent la force de l’Esprit Saint donné le jour de la Pentecôte.


« Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. » Il y a tant à faire en effet… Pour accueillir et accompagner des jeunes qui cherchent Dieu ; pour accueillir et accompagner des adultes qui ont été touchés par le message de la Bible, par la Bonne Nouvelle de l’Evangile ; pour accueillir avec respect et accompagner ceux qui demandent que leur amour soit reconnu et béni, pour accueillir et accompagner ceux qui demandent le baptême de leur enfant ; pour accueillir et accompagner la peine, la séparation, la mort, les épreuves de la vie, les joies aussi… L’Eglise a été voulue par Jésus pour être la famille de tous, sans exception. Il y tant à faire…


« Jésus fut saisi de compassion envers les foules parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. »


Lorsque nous entendons cet évangile, immédiatement nous pensons que nous devons prier pour les vocations. On a bien raison, en effet, de prier pour les vocations, mais