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Je vous fais grâce des autres péripéties qui conduiront à la canonisation de notre sainte, plus de deux siècles après sa mort ! Ce qu’il faut surtout retenir de ce long intervalle de temps qui court entre la mort de Germaine et sa canonisation, c’est que Dieu a pris les choses en main (par la médiation des hommes) ! S’Il n’avait pas conservé son corps intact, pas de sainte Germaine de Pibrac !
Germaine ne doit d’avoir été portée sur les autels non à ses contemporains, mais à Dieu. Première singularité de la pastourelle de l’Ouest toulousain.

UNE PERSONNE ESSEULÉE

La seconde raison de l’originalité de Germaine tient à son délaissement. Peu de saints ont été aussi esseulés qu’elle. Ce qui explique que sitôt enterrée, personne ne se soit soucié d’elle, et qu’il ait fallu un effort de remémoration de la part des anciens du village pour identifier la personne à qui appartenait le corps découvert dans l’église paroissiale.
Persécutée par sa marâtre, Germaine était délaissée dans sa propre famille ! Elle qui couchait sous l’escalier de la ferme, dans une soupente superficielle ! Elle que sa marâtre ne souhaitait pas que ses fils fréquentent ! Elle les éloignait d’elle comme d’une bête contagieuse !
Germaine esseulée, qui portait secours à plus esseulés qu’elle : les vagabonds qui sillonnaient les environs de l’ouest toulousain, souvent des soldats démobilisés que la fin des guerres de religion en France avait laissés sans emploi. Une sainte inconnue, méconnue ! Prodige voulu par Dieu pour notre édification, et pour qu’elle devienne une des patronnes de cette pauvreté terrible entre toutes : la pauvreté appelée solitude.

UNE DES SAINTES LES PLUS UNIVERSELLES DU MONDE

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